Factory & Co est une enseigne française de restauration fast-casual d'inspiration new-yorkaise, créée en 2009 par Jonathan Jablonski selon le site officiel de la marque. À Val d'Europe, à Serris, le restaurant applique la règle du fait-minute : burgers smashés à la commande, bagels cuits le matin même, cheesecakes préparés sur place, rien au micro-ondes.
Sommaire
- Un chef formé dans les diners de Brooklyn et du Lower East Side
- Le fast-casual, un segment né aux États-Unis dans les années 1990
- Le fait-minute : la règle qui sépare la cuisine de l'assemblage
- La marque Factory & Co : ce que dit le site officiel
- Val d'Europe : un carrefour né d'une convention de 1987
- Le restaurant aujourd'hui : 7 jours sur 7, dès 8h30
- FAQ : l'histoire et le concept Factory & Co
Un chef formé dans les diners de Brooklyn et du Lower East Side
L'histoire commence derrière un comptoir. Au milieu des années 2000, Jonathan Jablonski se forme dans les diners de Brooklyn et du Lower East Side, à New York. Le diner est cette institution américaine où l'on mange au comptoir, du matin au soir, face à la plaque de cuisson ; son histoire, et celle du bagel qui s'y sert dès l'aube, sont racontées dans le petit-déjeuner américain et la culture du diner.
Ce que le chef y apprend tient en deux volets. Un répertoire, d'abord : smash burgers, bagels, cheesecakes, les trois piliers de la cuisine de comptoir new-yorkaise. Une discipline, ensuite : dans un diner, la commande part en cuisine, jamais au réchauffage. Le client s'assoit, la plaque grésille, l'assiette arrive sous ses yeux. Cette proximité oblige : quand la cuisson se fait devant le client, elle ne peut pas tricher. Un diner sert du petit matin au soir, sans coupure, devant des habitués qui comparent chaque assiette à celle de la veille. On y gagne la régularité, le geste répété des centaines de fois, le sens du service qui enchaîne. Il en ramène des techniques, pas juste des recettes.
La suite est une transposition. Jonathan Jablonski installe ce répertoire en Seine-et-Marne, dans le centre commercial Val d'Europe, à Serris. Carte resserrée, cuisson à la commande, refus du produit qui attend sous une lampe. Le décor change de continent, la règle du jeu reste new-yorkaise.
Le fast-casual, un segment né aux États-Unis dans les années 1990
Le fast-casual est un format de restauration sans service à table complet : la commande se passe au comptoir ou sur borne, comme en fast-food, mais la cuisine est préparée à la commande, avec des ingrédients de qualité supérieure à ceux du fast-food et une addition intermédiaire. Le segment naît aux États-Unis au début des années 1990 et s'impose au grand public entre la fin des années 2000 et le début des années 2010, comme le retrace la fiche Wikipedia du fast casual.
La paternité du mot est disputée, et la dispute dit bien l'époque. Le terme « fast-casual » est attribué à Paul Barron, fondateur du site spécialisé FastCasual.com, à la fin des années 1990. Un dépôt de marque américain sur le terme avait pourtant été enregistré dès novembre 1995 par Horatio Lonsdale-Hands, dirigeant de ZuZu Inc. ; le magazine professionnel QSR Magazine documente cette double revendication. Deux hommes, un mot, aucun jugement définitif.
Deux enseignes servent de repères au segment. Chipotle Mexican Grill d'abord : Steve Ells ouvre le premier restaurant en 1993 à Denver, dans le Colorado. Shake Shack ensuite, né d'un stand de Madison Square Park, à New York, au début des années 2000, devenu kiosque permanent en 2004 dans le groupe du restaurateur Danny Meyer. Trajectoires différentes, promesse commune : la vitesse d'un comptoir, la cuisine d'un restaurant.
Le cabinet d'études Technomic, référence du secteur américain, cerne le format par des critères concrets (service limité, plats préparés à la commande, recettes plus travaillées, cadre plus soigné que celui du fast-food) et en fait l'un des segments qui croissent le plus vite de la restauration des États-Unis. Factory & Co est une enseigne française de ce segment, appliquée au répertoire new-yorkais. La maison résume cette appartenance en une règle : le fait-minute.
Fast-food, fast-casual, restauration à table : la ligne de partage
La frontière passe par la préparation davantage que par la vitesse. Le fast-food assemble des produits standardisés, prêts ou presque à leur arrivée en cuisine, et sert en quelques minutes. Le fast-casual garde le comptoir et les bornes mais cuisine à la commande ; l'attente s'allonge un peu, l'addition aussi. La restauration à table ajoute le service en salle, le repas séquencé, le prix le plus élevé des trois. Trois formats pour trois moments : la pause éclair, le repas rapide mais cuisiné, le déjeuner qui prend son temps.
| Critère | Fast-food | Fast-casual | Restauration à table |
|---|---|---|---|
| Commande | Comptoir ou bornes | Comptoir ou bornes | À table, service en salle |
| Préparation | Produits standardisés, assemblage rapide | Cuisine à la commande (fait-minute) | Cuisine complète, dressage en salle |
| Temps d'attente | Quelques minutes | Court, le temps de la préparation | Repas long, service séquencé |
| Prix moyen | Le plus bas | Intermédiaire | Le plus élevé |
| Exemples du segment | Grandes chaînes de restauration rapide | Chipotle (1993), Shake Shack, Factory & Co | Brasseries, restaurants traditionnels |
Le fait-minute : la règle qui sépare la cuisine de l'assemblage
Chez Factory & Co, la règle tient en un mot composé : fait-minute. Les burgers sont smashés à la commande, les bagels cuits le matin même, les cheesecakes préparés sur place. Rien ne passe au micro-ondes. Rien.
Le site national de l'enseigne (factoryandco.com, page d'accueil, consultée le 10 juillet 2026) l'écrit sans détour :
« Ce n'est pas parce qu'on est une « Factory » qu'on travaille à la chaîne ! Chez nous tout est fait minute comme dans les diners US. Nos steaks sont smashés et cuits sur plaque à la demande ainsi que nos frites (alors oui, parfois il faut attendre un peu pour être servi, la qualité, ça prend plus de temps !). »
La parenthèse finale mérite l'arrêt sur image : l'enseigne assume l'attente au lieu de la maquiller. À l'opposé se trouve l'assemblage : des produits préparés ailleurs, conservés, puis remis en température sur place. L'attente y disparaît parce que la cuisson a déjà eu lieu, loin de l'assiette. Le fait-minute fait le pari inverse : la cuisson démarre au moment de la commande, et les minutes qu'elle réclame font partie du contrat. Un comptoir qui ne fait jamais attendre a, la plupart du temps, cuisiné avant votre arrivée.
Deux produits portent cette règle, et deux articles de la série la détaillent déjà. La technique du steak pressé sur la plaque brûlante est expliquée pas à pas dans le smash burger, smashé à la commande. La texture du cheesecake new-yorkais cuit au four, et la façon de le faire voyager, sont traitées dans le cheesecake en coffret, jusque dans l'avion.
| Produit | Règle fait-minute | Ce que cela change |
|---|---|---|
| Smash burger | Steak smashé et cuit sur plaque à la commande | Croûte saisie, pas de précuisson en attente |
| Frites | Cuites à la demande | Servies au sortir de la cuisson (source : site national) |
| Bagels | Cuits le matin même | Jamais décongelés |
| Cheesecakes | Préparés sur place | Pas de dessert livré assemblé |
| Toute la carte | Rien au micro-ondes | L'attente est celle de la cuisson, elle est assumée |
La marque Factory & Co : ce que dit le site officiel
Pour la biographie de la marque, une source prime : le site officiel de l'enseigne. Sa page d'accueil pose le récit fondateur en une phrase : « Vrai passionné de sports et de food, Jonathan Jablonski crée Factory & Co en 2009 ». L'objectif affiché par la même page : servir la culture food new-yorkaise 7 jours sur 7. Le slogan tient sur un badge : « Only for New York Food lovers! ».
Au 10 juillet 2026, le site national liste 8 restaurants : aéroport de Toulouse-Blagnac, Toulouse Fenouillet, Lille Europe, gare de Nantes, Paris La Défense, Aéroville, Plaisir et Val d'Europe. Des aéroports, des gares, des centres commerciaux : l'enseigne s'installe là où les flux passent, jamais dans une rue calme. Elle se développe en franchise et recrute ; deux pages du site national y sont dédiées.
Reste une date qui intrigue. Le site du restaurant de Val d'Europe affiche la signature « Delicious since 1989 ». C'est une signature de marque, à lire comme telle. La création de l'enseigne, elle, est datée de 2009 par le site national. Deux registres qui cohabitent sans se contredire : l'expression d'un côté, l'état civil de la marque de l'autre.
Cette discipline de citation n'a rien d'un excès de prudence. Aucune encyclopédie ne consacre de fiche à l'enseigne à ce jour ; en dehors de ses propres sites, son histoire n'est écrite nulle part. Les phrases du site officiel font donc foi, et elles sont reprises ici telles quelles, datées et entre guillemets.
Val d'Europe : un carrefour né d'une convention de 1987
Le 24 mars 1987, l'État français et The Walt Disney Company signent la convention pour la création et l'exploitation d'Euro Disneyland en France. Le texte, approuvé par le décret n° 87-193 du 24 mars 1987, vaut aussi projet d'intérêt général pour l'aménagement du quatrième secteur de Marne-la-Vallée : le futur Val d'Europe, cinq communes dont Serris. Un parc d'attractions, et une ville avec lui. Le parc ouvre en 1992 ; le centre commercial Val d'Europe ouvre à Serris en 2000.
La démographie donne l'échelle du projet. Serris comptait 898 habitants en 1990, 2 320 en 1999 ; le recensement de 2023 en dénombre 10 326, selon le dossier INSEE de la commune. Plus de dix fois plus d'habitants en une génération. Peu de communes françaises ont vécu pareille trajectoire.
Voilà le décor dans lequel l'enseigne s'installe : un carrefour où se croisent les habitants d'une ville en pleine croissance, les voyageurs du RER A et les familles en route pour Disneyland, à une station de là. Le choix d'un carrefour, pas d'un coin tranquille. Pour organiser une journée sur place, nos 5 astuces pour bien profiter de Val d'Europe donnent la méthode ; pour le trajet, tout est dans notre guide pour rejoindre Val d'Europe en RER A.
Les repères de cette histoire croisée, chacun avec sa source :
| Année | Repère | Source |
|---|---|---|
| 24 mars 1987 | Convention État français / The Walt Disney Company : Euro Disneyland et aménagement du secteur IV de Marne-la-Vallée, futur Val d'Europe | Décret n° 87-193, Légifrance |
| Début des années 1990 | Naissance du segment fast-casual aux États-Unis | Wikipedia EN, QSR Magazine |
| 1992 | Ouverture du parc Disneyland Paris | Wikipedia FR |
| 1993 | Premier Chipotle Mexican Grill à Denver | Wikipedia EN |
| 2000 | Ouverture du centre commercial Val d'Europe à Serris | Wikipedia FR |
| Milieu des années 2000 | Formation de Jonathan Jablonski dans les diners de Brooklyn et du Lower East Side | Récit de la marque |
| 2004 | Kiosque permanent Shake Shack à Madison Square Park, New York | Wikipedia EN |
| 2009 | Création de Factory & Co par Jonathan Jablonski | factoryandco.com, page d'accueil |
| 1990-2023 | Serris passe de 898 à 10 326 habitants | INSEE, commune 77449 |
Le restaurant aujourd'hui : 7 jours sur 7, dès 8h30
Le restaurant Factory & Co à Val d'Europe se trouve au 14 Rue du Danube, dans le centre commercial Val d'Europe, à Serris. Il ouvre 7 jours sur 7 dès 8h30, du petit-déjeuner au dîner. La cuisine est halal, la carte compte des options végétariennes, l'accès est prévu pour les personnes à mobilité réduite. Smash burgers, bagels, cheesecakes et bowls composent la carte Factory & Co Val d'Europe. Le matin, les bagels sortis du four accompagnent le café d'avant les boutiques ; le soir, les smash burgers nourrissent les retours de parc.
Le fait-minute se vit au comptoir. La commande part en cuisine au moment où vous la passez ; l'attente est courte, mais elle existe, et l'assiette sort de la plaque. Ce fonctionnement est détaillé dans notre concept de fast-casual new-yorkais, et les avis clients racontent la même maison, vue de la salle.
Pour les journées minutées, un réflexe : commander en Click & Collect. La commande se prépare en fait-minute et vous attend au comptoir à l'heure choisie.
FAQ : l'histoire et le concept Factory & Co
Cinq questions qui reviennent sur la marque, cinq réponses qui se suffisent.
Qui a créé Factory & Co ?
Factory & Co a été créée par Jonathan Jablonski, chef formé dans les diners de Brooklyn et du Lower East Side au milieu des années 2000. Le site officiel de l'enseigne situe la création en 2009. Le restaurant de Val d'Europe applique son répertoire new-yorkais : smash burgers, bagels et cheesecakes en fait-minute.
Qu'est-ce qu'un restaurant fast-casual ?
Un restaurant fast-casual combine la commande au comptoir du fast-food et une cuisine préparée à la commande, avec des ingrédients de qualité supérieure et un prix intermédiaire, sans service à table complet. Le segment est né aux États-Unis au début des années 1990, avec Chipotle puis Shake Shack comme références. Factory & Co applique ce modèle à Val d'Europe.
Quelle est la différence entre fast-food et fast-casual ?
Le fast-food repose sur des produits standardisés, assemblés et servis en quelques minutes. Le fast-casual garde la commande au comptoir mais prépare les plats à la minute, avec des recettes plus travaillées et un prix moyen supérieur. La restauration à table ajoute le service en salle et un temps de repas plus long.
Que signifie le fait-minute chez Factory & Co ?
C'est la règle de cuisine de la maison : rien ne sort d'un micro-ondes. Les burgers sont smashés sur plaque à la commande, les bagels cuits le matin même, les cheesecakes préparés sur place. L'attente est un peu plus longue qu'en fast-food classique ; la fraîcheur de l'assiette est la contrepartie.
Factory & Co Val d'Europe est-il halal ?
Oui, la cuisine du restaurant de Val d'Europe est halal, et la carte compte des options végétariennes. Le restaurant, au 14 Rue du Danube à Serris, dans le centre commercial Val d'Europe, est accessible PMR et ouvert 7 jours sur 7 dès 8h30, avec Click & Collect pour commander à l'avance.